1,2,3 MÂCON : Le club Mâcon Judo fier de Sandrine Martinet, médaille d'or à Rio

Au forum des associations et des clubs mâconnais, la performance aux jeux paralympiques de Rio de la judoka Sandrine Martinet est mise en avant par le club d'où elle est licenciée.

Pierre Guion, le président de Mâcon Judo, aimerait que cette performance attire plus de licenciés : « Sandrine est une championne de haut niveau. Ça prouve que dans le club on arrive à avoir un champion qui est au dessus du niveau ordinaire. C’est quelqu’un qui s’entraînait trois fois par jour. Puis elle est championne handisport et ça signifie pour le club que sa politique d’ouverture à l’handicap a fonctionné. On a également un sportif en sport adapté. Mais je souhaite que, à la suite de la performance de Sandrine, nous enregistrions une demande plus importante de la part des personnes porteuses de handicap. »

Le dirigeant parle d’une symbiose entre la sportive, le club et la Ville de Mâcon : « Elle doit son parcours à elle-même, je ne veux pas revendiquer cette victoire évidemment. Juste dire que le club, c’est une des conditions de sa réussite. Il lui faut être affilié dans un club. Elle a pris la licence du club de Mâcon et sa licence handisport, parce qu’on est affiliés à la fédération française handisport et à la fédération de sport adapté. La ville de Mâcon s’est engagée à la soutenir parce qu’elle est une sportive de haut niveau, et ce soutien est obtenu par Sandrine à travers le club. On a de jeunes qui sont en pôle espoir à Dijon et qui perçoivent également cette subvention. »

Les coulisses du succès

« On a senti quelqu’un qui fabriquait son destin et c’est une victoire contre l’adversité, pas tellement contre l’adversaire. Je pense notamment à sa cheville fracturée », dit Pierre Guion.

Un moment délicat que François Rousselot, l’entraîneur de Sandrine A. Martinet connaît bien : « La préparation de Sandrine a été compliquée parce qu’elle s’est fracturée la cheville au mois de février. C’était un période de doute : est-ce qu’on va être prêts pour Rio ? est-ce que la cheville sera opérationnelle pour être sélectionnée par la fédération ? Des questions qui nous ont beaucoup travaillés. Mais, heureusement, elle a eu toutes les chances de son côté : déjà professionnelles, pouvoir se faire remplacer dans son cabinet de kiné, familialement parce qu’elle était moins présente à la maison à cause des stages et des compétitions de préparation. »

François Rousselot exprime sa satisfaction : « Pendant la demi-finale contre l’Algérienne, elle passe un mouvement qu’elle ne travaillait pas auparavant, yoko tomoe, et qu’on a beaucoup travaillé à Mâcon dans l’idée que ça lui permettait bien de sortir des situations compliquées. Elle a réussi à placer ce mouvement et pratiquement mettre ippon. J’ai eu un petit peu le sentiment du devoir accompli. »

« Sandrine est régulièrement aux entraînements les mercredis et les vendredis soir. On va préparer son retour et faire en sorte que les adhérents puissent partager avec elle cette belle médaille », annoncent les représentants de Mâcon Judo. Depuis l’ouverture de « 1,2,3 Mâcon » ils disent avoir enregistré une fréquentation un peu plus importante que d’habitude, et qu’ils espèrent voir se traduire aussi en prises de licences. Le club mâconnais a 200 adhérents, parmi lesquels le mari et le fils de Sandrine A. Martinet.

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